Les Fourmis

 II Communauté

La fourmi est un individu que l’on peut dire négligeable de part sa taille. De plus, une fourmi, seule, est incapable de survivre.  Mais comme on dit, l’union fait la force. Et les fourmis sont plus de 1 000 000 000 000 000 000 sur terre. Une fourmilière peut compter à elle seule, selon sa grosseur, plusieurs millions de fourmis. Les fourmis compensent toutes leurs lacunes par leur nombre et la communauté qu’elles forment.

1) Métropole

    

        Un des moments clef de l'évolution de l'homme est sa sédentarisation. Les fourmis ont donc ce point commun avec nous : elles ont fabriqué des cités organisées. C'est  la reine, qui choisit, pour la construction du nid un terrain plutôt sablonneux, puis s'y enterre pour pondre.

 

       

 

 

 

 

  

 

 

La mégapole myrmécéenne, appelée généralement fourmilière, peut prendre bien des formes. L'image ci dessus montre la cité des fourmis qui nous est le plus familière (et donc que l'on étudiera) : on l'appel la fourmilière à dôme. Cette cité s'élève en hauteur par un amas de brindilles en prenant appuis sur un support (ex : une souche). Mais ce n'est que la partie voyante. En effet la division la plus importante se trouve sous terre.        

      

        Comme vous pouvez le constater, l'organisation de la fourmilière est non dénuée de logique

pratique. Sous terre, plus les salles se trouvent en profondeur, plus ces salles sont importantes et

doivent être protégée. Et c’est la que l’on peut constater des similitudes avec l’organisation d’une

ville humaine. Le pouvoir est considéré comme le plus important : la reine des fourmis (15) qui

gère sa cité peut être l’équivalent d’un maire (en France). Vient ensuite la couveuse (14) qui peut

être associé à une maternité. Les fourmis possèdent même des structures identiques au nôtres

comme le composte (13) ou la crèche (11) !

 

Les fourmis pratiques l’agriculture avec des pucerons (8), comme les hommes le font avec les

bovins ou les ovins.

Et oui ! La naissance de l’agriculture est considérée comme un point important de notre Histoire.

Et bien la civilisation myrmécéenne est aussi passée par ce stade de l’évolution ! Les pucerons

sécrètent du miellat (un liquide riche en glucose) dont les fourmis raffolent. Les éleveuses

fournissent une protection à leur bétail contre les prédateurs comme les guêpes ou les coccinelles,

mais il faut aussi savoir que les fourmis mangent une grande partie de l'élevage.

 

Les fourmis stockent leurs nourritures (9 et 10) et donc font preuve d’anticipation ! Dans les

arguments des humains pour prouver qu’ils sont supérieur aux animaux (et aux insectes) et donc

différents, on trouve la conscience du futur. C'est-à-dire que les espèces inférieures vivent au jour

le jour sans avoir conscience du futur. Et pourtant il semblerait que la communauté prévoie de la

nourriture pour subvenir à ses besoins ! Le haut de la fourmilière, qui est la partit visible et donc

vulnérable est réservé aux soldats. Les ennemis de la cité Fourmis sont nombreux !

 

En revanche, les fourmis n'ont pas de salle consacrée à la vénération de quelques dieux (ce qui doit

leurs éviter bien des ennuis). Elles ne possèdent pas chambre funéraire car elles mangent leurs morts. Pourquoi gaspiller de la nourriture ? La duré de vie moyenne d'une fourmilière de moins de 20 ans. Les fourmis ne sont donc pas attachées à leur Histoire. Elles n'ont donc ni monuments historiques, ni trophées. Ce qui les différencies bien des humains.

 

La forme et l'organisation du nid varie d’une colonie à une autre. En effet, elle dépend de la nature du sol, de l’humidité, de la température, ainsi que de l'espèce. La colonie adapte le nid à l’environnement pour pouvoir prospérer de façon efficace. Cela montre l’étonnante capacité des fourmis à s’intégrer dans toutes sortes de milieu. De cette façon, la fourmi a réussi à coloniser le monde grâce à son étonnante capacité d'adaptation, un peu comme les humains finalement ! De plus, cette diversité de métropole se reflète dans le monde humain : selon les pays, la structure et l'apparence de la ville diffèrent.

 

En conclusion, la métropole des fourmis présentent des différences, mais bizarrement, il existe plus de similitude que l'on pourrait le croire.

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2) Hiérarchie

           Les fourmis sont toutes concernées par le développement de leur cité. Aucune fourmi n'est passive : elles ont toutes une tache à accomplir. C'est la reine qui assigne le nombre d'individu à une tache en fonction des besoins. C'est aussi elle qui crée ces individus. Elle est la seule dans la fourmilière à avoir ce pouvoir. Lorsque la reine meurt, c'est aussi toute la cité qui meurt avec elle. Si la reine ne peut plus pondre, la cité s'éteint peu à peu. Si la reine est dans l'incapacité de créé suffisamment d'individu en une fois, la métropole ne peut pas se développer. Cette société dépend totalement de sa Dame. Voila qui fait une différence avec notre société, qui ne dépend d'aucun individu précis, mais plutôt autour de valeurs (liberté, égalité, fraternité) et d'argent.

         Avant d'être reine, la fourmi est princesse. Elle est sexuée, et se différencie des autres à cause de sa taille plus importante (son abdomen doit pouvoir contenir des futurs oeufs) set des ailes. Son seul role est de s’accoupler avec un mâle. Après la fécondation elle devienne reine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                             Reine fourmi en présence d'un soldat                    Reine fourmi

Princesse Fourmi 

 

Après la fécondation, la jeune reine se pose loin de sa cité d'origine pour trouver un endroit approprié et fonder sa ville. Elle perdra ses ailes en creusant le plus profondément possible pour construire la salle où elle restera toute sa vie. La longévité d'une reine est supérieure à 10 ans.

 

        La première chose que fera la nouvelle reine sera de pondre des oeufs de fourmis ouvrières. Ces dernières creuserons et organiserons la fourmilière. Les ouvrières sont les plus nombreuses, la plupart se ressemblent, elles vivent et travaillent uniquement pour maintenir et assurer la survie de la colonie, elles effectuent un grand nombre de tâches différentes (prendre soin des œufs et des larves, construire ou agrandir le nid, travaux de maintenance, recherche de nourriture... Ces fourmis sont asexuées et vivent en moyenne moins d'un an. Il existe plusieurs "types" d'ouvrière, selon la tache qu'elles occupent : nourrices, chargées de l'entretien du nid... Les soldats font aussi partit des ouvrières mais se différencient d'elles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici deux images d'ouvrières.

 

          Les soldats sont aussi asexués mais peuvent vivre jusqu'à 3 ans. Leur carapace est plus résistante et elles possèdent de larges mandibules, ainsi qu'une tête avec des proportions supérieures à une simple ouvrière. Parfois, selon les espèces, le soldat est plus grand. Leur rôle est de patrouiller en dehors de la cité. Avec leurs mandibules elles peuvent aussi broyer le grain ou couper des aliments solides. Lors des guerres, elles sont en première ligne.

 

 

 

 

 

 

 

  Soldat avec ouvrière                           

                                                                    Mandibule de soldat                      Une espèce où la taille du soldat est très supérieur  

                                                                                                                                                      aux ouvrières                          

 

Les soldats sont obtenus grâce à une suralimentation des larves initialement destinées à être des ouvrières.                                       

 

     Lorsque la ville deviendra plus importante, la reine créera des princes et des princesses pour assurer la perpétuité de l'espèce. Ces deux dernières catégories sont sexuées. Les mâles, comme les princesses possèdent des ailes, mais est considérablement inférieur en taille. Chez les fourmis, le mâle a un unique rôle : il doit féconder la future reine. Au terme du vol nuptial, il mourra d’épuisement.

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                                     Vol Nuptiale

 

                        Prince Fourmis

 

 

On peut constater que contrairement à l'homme, la fourmi ne peut choisir son avenir. La naissance de nouveaux individus est contrôlée. Grace à ce procédé, aucunes fourmis ne souffrent de chômage ! Elles manquent de choix, mais nous savons que les fourmis ne sont pas égoïstes. Elles ne s'inquiètent que de la santé de la communauté. Le système des fourmis est beaucoup plus simple que celui des hommes. Mise à part la reine, les fourmis ne se distinguent pas vraiment les unes des autres selon leurs castes. On ne voit jamais apparaitre un chef qui regarde travailler les ouvrières. Les fourmis ne rêvent pas d'ascension sociale car l'égalité règne dans leur cité. Tout cela est différent de la société humaine où juste le profit compte.

3) Politique

La politique de la fourmilière est simple : la métropole doit évoluer. Selon Bernard Werber, dans la trilogie des fourmis, on peut imaginer un système d'alliance entre la métropole, et les autres villes construites par les reines venant de cette métropole. On peut même imaginer que les fourmis recherche toujours à progresser, et à évoluer. Personnellement je me plais à y croire. Alors, les fourmis ne se contenteraient pas simplement de vivre ou survivre, mais elles voudraient innover ! Cela les rapprocheraient beaucoup de l'homme. Cependant, leur politique reste tournée vers le bien de la communauté alors que la politique humaine est majoritairement tournée vers la possession du pouvoir.

 

Pour la politique étrangère, on peut constater que les fourmis ressemblent aux humains. Posséder des soldats ne sert pas qu'à se défendre, et si on éprouve le besoin de se protéger, c'est que l'on est attaqué. Le plus grand ennemi de l'être humain, c'est l'être humain. Et bien c'est la même chose pour les fourmis. Les guerres inter-myrmécéennes font rage. La raison ? Comme pour les humains : le territoire. Les fourmis, en plus de pratiquer la politique d'immigration zéro dans leur cité, ne tolère pas l'intrusion d'autre fourmis sur ce qu'elles considèrent être leur territoire. Les guerres éclatent alors.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grace à la communication des fourmis (voir III), toute la colonie est avertit du danger. La reine fabrique plus de soldats, et donc les greniers se vides et les ouvrières doivent subir des restrictions alimentaires.

 

L’intensité du conflit va crescendo car chaque colonie recrute au fur et à mesure de nouvelles combattantes. Les combats durent toute la journée et se soldent par la mort de milliers de fourmis. Les cadavres sont respectivement ramenés dans le camp adverse où ils servent de nourriture.

 

Des Esclavagistes...

L’esclavagisme est assez répandu dans le monde des fourmis et prend des formes variées :

Chez les Formica Sanguinea, les fourmis organisent des raids dans les colonies d’autres espèces et s’emparent du couvain. A la naissance, les ouvrières "volées" pensent être dans leur propre fourmilière et se mettent au travail pour leur nouveau maitre.

Chez les Fourmis Amazones, c’est directement la reine qui est prise en otage pour pondre des esclaves toute sa vie.

Enfin, pour fonder une colonie, la reine de certaines espèces s’empare directement d’une fourmilière étrangère. Pour cela, elle tue la reine d’origine et prend son odeur pour que les ouvrières présentes commencent à élever ses oeufs.

 

Une Fourmi Kamikaze !

Sous son air de fourmi banale, la fourmi Camponotus saundersi de Malaisie est en fait une véritable bombe !

Grâce aux 2 longues glandes à venin qu’ils ont le long du corps, leurs soldats défendent la colonie à tout prix.

Si la bataille tourne mal, ces fourmis sont capables de s’auto-détruire. Elles contractent les muscles de leur abdomen pour faire exploser les glandes et envoyer du poison dans toutes les directions.

 

 

La guerre est donc partout. Ce qui est le plus malheureux, c'est que c'est dans la guerre que la fourmi ressemble le plus à l'homme. Même encore aujourd'hui les guerres de territoires existent et tous les moyens possibles sont utilisés pour gagner, que ce soit dans le monde des fourmis ou des humains.